Un double sommet des chefs d’état de l’union africaine s’est ouvert ce matin à Malabo pour deux jours.
La capitale Equoto-Guinénne accueille les dirigeants de l’union africaine pour deux réunions distinctes.
Ce matin, les débats vont porter sur la crise humanitaire qui s’est aggravée ces deux dernières années. Selon les dernières estimations, « 282 millions d’africains sont sous alimentés », soit 49 millions de plus qu’en 2019. Une aggravation beaucoup plus présente dans les régions du Sahel et à la corne de l’Afrique. Cette aggravation est due en grande partie au dérèglement climatique, au terrorisme et aux conflits communautaires.
La crise en Ukraine qui a introduit la hausse de beaucoup de produits alimentaires notamment, n’est pas pour arranger la situation encore inquiétante.
Selon le président de la commission de l’Union africaine, « environ 113 millions d’africains ont besoin d’une aide humanitaire cette année ». Moussa Faki Mahamat a fait cette déclaration mercredi lors de la réunion préparatoire des ministres des affaires étrangères à laquelle a pris part la ministre sénégalaise des affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur. Pour Aïssata Tall Sall, « les africains doivent absolument se mobiliser pour apporter une solution à cette crise humanitaire ».
Sur leurs tables, les chefs d’état auront à examiner des propositions parmi lesquelles, « la création d’une agence humanitaire africaine » et « la mise en place d’un fonds spécial d’urgence » qui sera alimenté par les pays membres.
Sur un autre registre, les dirigeants africains auront aussi à se pencher sur la problématique des putschs qui ont secoué ces derniers mois le continent, notamment au Burkina Faso, au Mali, En Guinée et au Tchad.